À Lille, l’église orthodoxe Saint-Nicolas se trouve au 3 bis rue Necker, dans le quartier de Fives, sur une parcelle de 350 m² acquise en 1936. Elle prolonge une association cultuelle déclarée le 25 septembre 1925, avant d’être consacrée la même année 1936 par le métropolite Euloge. Cette histoire locale donne son cadre à une présence orthodoxe aujourd’hui repérable aussi par Saint-Paul dans le Vieux-Lille et par la paroisse roumaine de Roubaix. Pour situer ces lieux parmi les autres implantations du pays, on peut consulter le hub des églises en France.
Fives, 1925-1936 : une association cultuelle puis une église
L’origine de Saint-Nicolas est associative avant d’être architecturale. Le 25 septembre 1925, l’Association cultuelle orthodoxe russe du Nord de la France est déclarée à la préfecture de Lille. Son siège initial est alors établi au 43 rue Nationale, à Tourcoing. Le blog historique de la paroisse cite parmi les fondateurs le père Dimitri Soboleff, André Ostrikoff et Nicolas Aladjidi. Ces éléments permettent de distinguer la déclaration de l’association, en 1925, de l’installation ultérieure de l’église de Fives.
Pendant 11 ans, la paroisse utilise des locaux appartenant à l’Église réformée de Fives-Lille, à la Maison du peuple, rue Pierre Legrand. Cette étape explique que le lieu actuel ne soit pas le premier espace de culte employé par la communauté. En 1936, la paroisse acquiert une parcelle de 350 m² au 3 bis rue Necker. L’église est édifiée au fond de cette parcelle, puis consacrée au cours de la même année par le métropolite Euloge. La maison paroissiale envisagée sur le front de rue ne fut jamais construite.
Les trois étapes de Saint-Nicolas, telles que la paroisse les rapporte :
- 25 septembre 1925 : déclaration de l’association cultuelle à la préfecture de Lille ;
- pendant 11 ans : usage des locaux de l’Église réformée de Fives-Lille ;
- 1936 : acquisition de la parcelle rue Necker, puis consécration de l’église par le métropolite Euloge.
Saint-Nicolas relève de l’Archevêché des Églises orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale. Le site de la paroisse rattache cet archevêché au Patriarcat de Moscou. La question des appartenances ecclésiales demande souvent de distinguer paroisse, archevêché et patriarcat : les repères généraux sont présentés dans schisme, patriarcats et juridictions. La fiche de l’Archevêché consacrée à Saint-Nicolas confirme pour sa part l’existence de l’église lilloise.
L’édifice de la rue Necker ne doit donc pas être décrit comme un bâtiment dont l’histoire se réduirait à 1936. Sa chronologie comprend au moins trois moments précis : la déclaration de 1925, les 11 années dans les locaux réformés de Fives-Lille, puis l’acquisition et la consécration de 1936. L’office de tourisme de Lille reprend cette séquence générale, de l’association fondée en 1925 à l’église consacrée par Mgr Euloge en 1936. Aucun architecte n’est indiqué ici pour l’église Saint-Nicolas.
Les chiffres de 1935 : ce que dit le blog de la paroisse
Le blog historique de Saint-Nicolas rapporte les données d’un questionnaire de 1935 adressé à l’administration diocésaine de la rue Daru. Il mentionne 161 fidèles à Lille et 316 orthodoxes recensés dans le Nord. Ces chiffres offrent une photographie administrative de la présence orthodoxe dans le département à cette date, sans constituer une carte des paroisses actuelles. Ils sont rapportés ici tels que les publie le blog de la paroisse.
La même page détaille les 161 fidèles lillois en 117 hommes, 29 femmes et 15 enfants. Pour les foyers situés hors de Lille, elle indique Tourcoing avec 60 personnes, Valenciennes avec 40, Blanc-Misseron avec 25 et Haumont avec 30. Le total de 316 apparaît également sur cette page. Les catégories employées et la répartition par lieux sont celles du questionnaire de 1935, non celles d’un recensement contemporain.

Le texte paroissial signale aussi deux « écoles russes » privées, destinées à la catéchèse et à l’enseignement de la langue russe. Il les place dans un contexte textile et minier. Cela ne permet pas, à lui seul, d’établir une liste d’églises dans chacune des localités mentionnées par le questionnaire. Tourcoing, Valenciennes, Blanc-Misseron et Haumont apparaissent donc ici comme des lieux de recensement en 1935, et non comme l’indication de paroisses actuelles.
Cette archive met en perspective la place de Fives dans le Nord de l’entre-deux-guerres. Le point de départ institutionnel reste cependant la déclaration lilloise du 25 septembre 1925, et le lieu conservé par la paroisse demeure l’église consacrée en 1936 rue Necker.
Saint-Nicolas aujourd’hui : un centenaire
Le site de Saint-Nicolas présente une page consacrée au « 100e anniversaire de la paroisse ». Elle annonce une liturgie pontificale fixée à un dimanche 7 décembre, jour de la fête patronale de saint Nicolas, et présidée par l’archevêque Jean de Doubna. L’année n’est pas écrite dans le texte publié : il convient donc de parler d’un centenaire en cours, sans dater précisément cette célébration. La paroisse conserve ainsi la mémoire de l’association déclarée en 1925 tout en distinguant celle-ci de la consécration de l’église en 1936.
Le quartier de Fives reste le repère urbain de Saint-Nicolas. L’église n’est pas sur le front de la rue Necker, puisqu’elle fut construite en fond de parcelle ; le projet de maison paroissiale côté rue n’a jamais vu le jour. Cette disposition explique la différence entre l’adresse publiée et l’implantation du bâtiment. L’adresse postale exacte est reprise plus bas dans le tableau, avec les sources qui la publient.
La paroisse dispose d’un blog public qui rassemble son historique, ses pages de contact et une présentation de son centenaire. Son ancien nom de domaine redirige vers ce blog. Pour les lecteurs qui comparent les réalités orthodoxes de plusieurs grandes villes françaises, la fiche de Paris (toutes juridictions) permet une lecture complémentaire, selon une échelle très différente de celle de Fives.
Le centenaire ne transforme pas la chronologie en anniversaire unique de l’édifice. La paroisse peut se référer à 1925 pour son origine associative, tandis que l’église de la rue Necker appartient à la séquence de 1936. Cette distinction est particulièrement utile à Lille, où les premières années se sont déroulées dans les locaux de l’Église réformée de Fives-Lille et non dans le bâtiment actuel.
Saint-Paul : une paroisse grecque dans le Vieux-Lille
La paroisse Saint-Paul-l’Apôtre de Lille relève de la Métropole de France du Patriarcat œcuménique. Orthodox Times a rendu compte d’une liturgie célébrée le 27 juin 2021 sous la présidence de l’évêque Eirinaios de Rigion, dans l’église catholique Saint-André de Lille en raison des restrictions sanitaires. Cet épisode ne modifie pas l’adresse publiée pour la paroisse : il situe seulement une célébration particulière dans le contexte de 2021.
La liste officielle de la Métropole grecque de France donne pour Saint-Apôtre-Paul une adresse au 108, rue Princesse, 59000 Lille. Elle publie aussi une seconde adresse au 41, rue Vincent-de-Paul, 59370 Mons-en-Barœul. L’adresse lilloise est située dans le Vieux-Lille. L’office de tourisme de Lille présente Saint-Paul comme l’une des trois paroisses grecques orthodoxes de la région lilloise et indique des liturgies en grec, avec certaines parties en arabe. Cette dernière précision est attribuée à l’office de tourisme.
La page de la Métropole tranche une divergence ancienne sur le code postal de la rue Princesse : 59000 y est indiqué. Les données de contact sont regroupées dans le tableau de cette fiche afin de ne pas confondre les lieux de culte, les adresses annexes et les circonstances ponctuelles d’une célébration. Une comparaison avec Strasbourg montre également que les paroisses de tradition grecque sont à replacer dans les listes propres à leur métropole.
Saint-Paul ne doit pas être assimilée à Saint-Nicolas parce que les deux églises se trouvent à Lille. Elles relèvent de rattachements distincts, tels que leurs sources respectives les présentent. La liste de la Métropole grecque de France est le point de contact publié pour la paroisse Saint-Apôtre-Paul et ses deux adresses.
Roubaix : une église catholique devenue paroisse roumaine
À Roubaix, l’Inventaire du patrimoine religieux présente l’ancienne église catholique Saint-Michel comme le lieu utilisé par la paroisse orthodoxe roumaine Saint-Jean-Baptiste. Cette paroisse est rattachée, selon cette fiche, à la Métropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale. Selon cette fiche, le diocèse de Lille a loué l’église à la paroisse roumaine en 2021. L’information est attribuée à l’Inventaire du patrimoine religieux.

Le bâtiment n’a pas été construit à l’origine pour cette paroisse. Il s’agit d’une église de style Art déco, bâtie de 1924 à 1927 par l’architecte Alfred Nasousky, selon l’Inventaire du patrimoine religieux. Ces repères architecturaux appartiennent à l’histoire de l’ancienne église Saint-Michel de Roubaix.
Les dates de l’ancienne église Saint-Michel de Roubaix :
- 1924 à 1927 : construction par l’architecte Alfred Nasousky, selon l’Inventaire ;
- 2021 : location de l’église par le diocèse de Lille à la paroisse roumaine Saint-Jean-Baptiste, selon l’Inventaire.
Deux confusions sont à éviter. Cette église Saint-Michel de Roubaix n’est pas l’église Saint-Michel de Lille. Elle ne doit pas non plus être confondue avec une paroisse catholique Saint-Jean-Baptiste de Roubaix. L’appellation orthodoxe Saint-Jean-Baptiste désigne ici la paroisse roumaine installée dans l’ancien édifice Saint-Michel. La fiche de l’Inventaire du patrimoine religieux rassemble ces informations.
Le blog de Saint-Nicolas, dans une page non datée, mentionnait auparavant la paroisse roumaine à l’église catholique Saint-Éloi de Lezennes. Cette mention antérieure ne contredit pas l’information publiée pour Roubaix par l’Inventaire du patrimoine religieux : elle signale un repère différent dans une page qui n’est pas datée. L’adresse roubaisienne publiée par cet inventaire figure dans le tableau ci-dessous ; elle n’a pas pu être recoupée avec un site de la paroisse. Pour élargir la comparaison à une autre région, voir aussi Tours et le Val de Loire.
Dunkerque : une paroisse ukrainienne récente, à vérifier
Selon Orthodoxie.com, la paroisse de la Nativité de saint Jean-Baptiste, présentée comme relevant de l’Église orthodoxe ukrainienne sous l’omophore du métropolite Onuphre, a célébré une première liturgie le 10 février 2024 dans l’église catholique Saint-Jean-Baptiste de Dunkerque, information dont le statut actuel n’est pas confirmé ; l’adresse n’est pas reprise ici, faute d’une source plus solide que cet article.
Adresses publiées et sources
| Lieu | Adresse publiée | Source | Vérifiée le |
|---|---|---|---|
| Église orthodoxe Saint-Nicolas, Lille | 3 bis rue Necker, Lille | Office de tourisme de Lille, Archevêché, blog paroissial | 1er novembre 2026 |
| Paroisse Saint-Apôtre-Paul, Lille | 108, rue Princesse, 59000 Lille | Métropole grecque de France | 1er novembre 2026 |
| Paroisse Saint-Apôtre-Paul, Mons-en-Barœul | 41, rue Vincent-de-Paul, 59370 Mons-en-Barœul | Métropole grecque de France | 1er novembre 2026 |
| Paroisse orthodoxe roumaine Saint-Jean-Baptiste, Roubaix | 17 avenue Linné, Roubaix | Inventaire du patrimoine religieux | 1er novembre 2026 |
Pour Saint-Nicolas, les sources publiées divergent sur le code postal : l’office de tourisme de Lille et l’Archevêché indiquent 59000, tandis que la page Contacts du blog paroissial indique 59800. Le tableau ne retient donc pas de code postal pour cette adresse.
Les adresses ne disent pas à elles seules si une célébration peut être suivie un jour donné. Elles permettent d’identifier les lieux cités dans cette fiche et de rejoindre les interlocuteurs publics. Pour Saint-Nicolas, la page Contacts de la paroisse constitue le point de départ le plus direct. Les coordonnées de particulier publiées par ailleurs ne sont pas reprises.
Visiter, écrire, se renseigner
Les horaires d’offices changent et appartiennent à chaque paroisse : il faut les demander directement à la paroisse ou consulter sa page publiée, notamment le blog de Saint-Nicolas et la liste de la Métropole grecque pour Saint-Paul. Un message poli indiquant qui l’on est et ce que l’on souhaite voir reçoit en général une réponse. Les repères pratiques de repérer, choisir et arriver : visiter une église peuvent aider à préparer cette démarche.
L’Atlas a vérifié les informations de cette fiche le 1er novembre 2026, sans pouvoir les garantir après cette date. Pour Roubaix, aucun site de paroisse n’a été retrouvé : la Métropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale est l’interlocuteur à solliciter. Pour Dunkerque, l’article d’Orthodoxie.com reste la seule information publiée retenue.
Questions fréquentes
Quand l’église orthodoxe Saint-Nicolas de Lille a-t-elle été construite ?
L’association cultuelle orthodoxe russe du Nord de la France a été déclarée à Lille le 25 septembre 1925. La paroisse a occupé durant 11 ans des locaux de l’Église réformée de Fives-Lille. Elle a acquis en 1936 une parcelle de 350 m² rue Necker et y a construit son église. Le métropolite Euloge a consacré l’édifice la même année.
De quelle juridiction relève Saint-Nicolas de Fives ?
Saint-Nicolas relève de l’Archevêché des Églises orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale. Le site de la paroisse rattache cet archevêché au Patriarcat de Moscou. La fiche de l’Archevêché présente également l’église de la rue Necker.
Où se trouve la paroisse orthodoxe roumaine de Roubaix ?
L’Inventaire du patrimoine religieux situe la paroisse orthodoxe roumaine Saint-Jean-Baptiste dans l’ancienne église catholique Saint-Michel, à Roubaix. L’édifice est présenté comme une église de style Art déco construite de 1924 à 1927 par Alfred Nasousky, propriété du diocèse de Lille qui l’a louée à la paroisse en 2021. La paroisse est rattachée, selon cette fiche, à la Métropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale.
Existe-t-il une paroisse orthodoxe à Dunkerque ?
Orthodoxie.com a annoncé, le 15 février 2024, une première liturgie célébrée le 10 février 2024 pour la paroisse de la Nativité de saint Jean-Baptiste. L’article la présente comme relevant de l’Église orthodoxe ukrainienne, sous l’omophore du métropolite Onuphre. Cette information concerne une célébration dans l’église catholique Saint-Jean-Baptiste de Dunkerque. Le statut actuel de cette paroisse n’est pas confirmé ici.
Saint-Paul-l’Apôtre de Lille relève-t-elle de la même juridiction que Saint-Nicolas ?
Non. Saint-Paul-l’Apôtre relève de la Métropole de France du Patriarcat œcuménique, alors que Saint-Nicolas dépend de l’Archevêché des Églises orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale. La liste de la Métropole grecque de France publie deux adresses pour Saint-Paul, à Lille et à Mons-en-Barœul.
Sources
- Paroisse orthodoxe Saint-Nicolas de Lille, Historique (association de 1925, construction et recensement de 1935) (consulté le 1er novembre 2026)
- Archevêché des Églises orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale, Église Saint-Nicolas (fiche de lieu) (consulté le 1er novembre 2026)
- Métropole grecque orthodoxe de France, Paroisse Saint-Apôtre-Paul (adresses publiées) (consulté le 1er novembre 2026)
- Orthodox Times, The Feast of Apostle Paul was celebrated in Lille, France (rattachement de Saint-Paul) (consulté le 1er novembre 2026)
- Inventaire du patrimoine religieux, Paroisse orthodoxe roumaine Saint-Jean-Baptiste à Roubaix (consulté le 1er novembre 2026)
- Orthodoxie.com, Une nouvelle paroisse de l’Église orthodoxe ukrainienne à Dunkerque (consulté le 1er novembre 2026)